Le pôle EMC2

Des missions qui convergent vers un objectif majeur : la compétitivité industrielle française.

Zoom sur RBL Plastiques :

le thermoformage en pleine (s) forme (s)

 

La PME de Châteaubriant en Loire-Atlantique est spécialisée dans le thermoformage, une niche de la plasturgie industrielle qui connaît une croissance soutenue. Pour Nicolas Masson, le plastique, c'est fantastique.


Pas les sachets pollueurs des océans mais la plasturgie industrielle, qui fabrique des moules pour l'industrie grâce au thermoformage, une technique permettant la réalisation de formes d'un matériau par chauffage. L'entrepreneur est tombé dans la plasturgie dès ses années de lycée : « à 16 ans, je travaillais comme opérateur sur presse dans l'injection plastique 12 heures par jour les samedis et dimanches ». Pas étonnant que, fin 2017, il reprenne avec le chercheur et enseignant Ronan Jaunault la PME de Châteaubriant RBL Plastiques, positionnée sur la niche du thermoformage qui connaît une bonne dynamique.

La PME n'opère pas dans le secteur de l'emballage, qui produit de très grosses séries, mais dans celui de l'industrie (BTP, médical, automobile, etc.). « Aucun de nos produits n'est à usage unique, nous ne faisons que du sur mesure. Nous développons un nouveau produit tous les jours pour nos clients, en petites et moyennes séries » décrit Nicolas Masson. RBL Plastiques fabrique des moules pour le capotage (recouvrement du moteur), le calage (protection contre les chocs) ou encore les pièces techniques (tableaux de bord, habillage de véhicules utilitaires). Après avoir été directeur marketing de la Française des Plastiques, le quadragénaire a assuré pendant six ans les fonctions de délégué général puis secrétaire général de l'organisation professionnelle Plasti Ouest, où il a rencontré son associé.


Une fabrication totalement intégrée

Le duo s'est lancé dans l'aventure de la reprise de cette PME en raison de ses fondamentaux sainset de son savoir-faire (ancienneté moyenne des salariés de 15 ans) dans un bassin d'emploi du Grand Ouest à la fois rural et industriel. « Quand Jacques Le Bouler (l'ancien propriétaire) m'a confié en 2014 qu'il comptait céder son entreprise en 2017, je n'ai pas hésité un instant » explique Nicolas Masson, qui réunit des fonds auprès d'un fonds d'investissement et contracte des prêts bancaires. Quatre cadres de la PME ont été associés au capital, ainsi que le vendeur, invité à revenir au capital après cession. La fabrication de la société bretonne est complètement intégrée : elle réalise ses propres moules, ses outils et ses prototypes. « Nous sommes capables de fournir un prototype sous quelques jours » précise le président. Une réactivité appréciée de ses clients.

Côté innovation, RBL Plastiques est moteur du projet Composites 2020, labellisé par le pôle de compétitivité EMC2 pour développer des matériaux composites à matrice thermoplastique thermoformable. D'une durée de quatre ans (2016-2020), ce projet est soutenu par le FUI (Fonds Unique Interministériel, qui finance des projets de R&D labellisés par les pôles de compétitivité), la région des Pays de la Loire et Bpifrance.

Pour Nicolas Masson, la French Fab « c'est porter un maillot de l'Equipe de France pour l'industrie. C'est un étendard pour séduire les jeunes, les clients et les marchés étrangers ». Un mouvement destiné aussi à incarner les savoir-faire et dépasser les clivages entre filières industrielles qui essaient chacune d'attirer les jeunes dans leur giron.


Des salaires en hausse

Le repreneur de la PME plasturgique note un effet French Fab, grâce par exemple au French Fab Tour qui réunit à chaque étape de 2 à 3500 jeunes en quête d'un métier et de demandeurs d'emploi. « J'ai organisé avec Pôle Emploi et Bpifrance l'étape de Saint-Nazaire avec 500 offres d'emploi à la clé » précise Nicolas Masson, pour qui la première difficulté dans son métier, c'est le recrutement. En cause : des filières de formation industrielle qui se sont appauvries et un retard de l'Education Nationale au niveau des équipements et de la pédagogie.

Le déséquilibre entre l'offre et la demande pour les métiers traditionnels (ajusteurs, usineurs, etc.) comme pour les postes plus pointus est considérable. Mais les technologies récentes issues du numérique peuvent devenir un « game changer » pour séduire les futurs employés de l'industrie. « Les outils modernes de digitalisation sont un facteur d'attractivité auprès des jeunes générations. L'objectif est de mettre en avant toutes les innovations industrielles pour que nos filières soient mieux identifiées » analyse le repreneur de RBL Plastiques. D'autant que, selon lui, le niveau moyen des rémunérations dans l'industrie est supérieur à métier équivalent à celui du bâtiment ou du tertiaire. Une information qui n'est pas assez répandue. « On ne peut pas se permettre d'avoir de turn-over pour nos métiers très qualifiés. Nous sommes obligés de faire un effort d'accompagnement de nos salariés, tant en termes de formation, d'évolution que de salaires » conclut Nicolas Masson.

En savoir plus sur la PME RBL Plastiques

 

Publié le 4 mars 2019

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